Esbjörn Svensson Trio — Seven Days of Falling (2003)
Un piano, une contrebasse, une batterie — et, soudain, une guitare électrique qui n’est pas là.
Un piano, une contrebasse, une batterie — et, soudain, une guitare électrique qui n’est pas là.
Deux voix britanniques qui se répondent, puis se rejoignent — et, sous elles, un groove venu de New York.
Un riff qui va d’une oreille à l’autre, une voix qui avertit, puis renonce.
Un poème de Ghalib écrit en 1853, la dernière chanson qu’Arooj Aftab a chantée à son frère — et un violoncelle qui accepte ce que les mots ne peuvent pas dire.
Une voix ni d’homme ni de femme, un vinyle qui crépite, Londres après le dernier bus.
Six minutes, cinq cordes, une seule phrase qui s’élève — et une tristesse qui reste en deçà des larmes.
Huit minutes où rien n’explose — et c’est précisément ce qui ne s’oublie pas.